I' m walking down the line that divides me somewhere in my mind


Je semble solide, c' est vrai. Mais n' y croyez pas un fichu instant. Quand on est réellement solide, on n' a pas besoin de se protéger. On est solide et c' est tout. Intouchable. Presque indestructible. Et le pire dans tout ça, c' est qu' on en a pas véritablement conscience.
Je devrais arrêter de vouloir sauver mes apparences et penser à me laisser attendrir, parfois. Mais qu' est-ce que j' aurais à y gagner? Avoir mal, tomber de haut, ne pas être capable de prévoir ma chute... "Désillusionnée avant l' age, je dégueule sur la facilité des sentiments".
J' en veux à la vie. Je lui en veux des marques qu' elle laisse sur ma peau, dans ma chair, je lui en veux de me faire jouer un rôle ici comme ailleurs. Rire à en pleurer, pleurer jusqu' à en rire. Je me trouve ridicule et pourtant j' adore ça. Je les fuis et ils me suivent. Ca me plait.
Aujourd' hui, sans y avoir réfléchi sérieusement une seule seconde, je décide néanmoins d' arrêter d' avoir envie de les suivre pour qu' ils me fuient.
Et on me demandera encore pourquoi je fais ça? Comment est-ce qu' on peut avoir envie d' être seule? Pourquoi est-ce que leur présence ne me touche pas, pourquoi est-ce que leurs mots et leur amour me laissent complètement indifférente? Pourquoi et comment suis-je devenue ce coeur de pierre?
Je m' en veux de ne pas pouvoir donner de réponses à ces questions. Je ne me le pardonne pas.
Pourtant, j 'ai tellement d' amour à revendre, tellement de douceur à apporter, tellement de choses à partager, de moi à déverser. Sur une peau, une bouche, dans un coeur, dans une vie. Mon problème, c' est que je suis trop prévoyante, prudente. J' ai appris à me méfier des gens comme on se méfie de la peste. Je calcule donc mes sentiments, les vôtres, les leurs. Je calcule l' impact qu' ils pourraient avoir sur ma vie, je calcule la brutalité de mes gestes, la violence rendue des vôtres... Je fais ça pour me protéger, pour ne pas avoir à revivre certains chapitres. Même si je sais pertinement qu' ils sont inévitables et que je ne fais que repousser la sentence au prix d' efforts douloureux et vains. Me protéger...
De quoi? Taisez-vous, vous n' en saurez rien, jamais...

" Ce qu' on est incapable de changer, il faut au moins le décrire. "
[ Rainer Werner Fassbinder ]

_Claire.



« My scars remind me that the past is real. » *

# Enviado em Quarta 05 Março 2008 13:43

Modificado em Segunda 15 Dezembro 2008 16:08

Dissolved girl

Dissolved girl
Il y en a toujours qui riront d' eux. Certains les envient déjà alors que d' autres cherchent des excuses et autres justifications à leurs sentiments. Une chose est sûre: ils ont pris le temps d' apprendre à s' aimer. Et aujourd' hui, je ris intérieurement (jaune, certes, mais je ris) lorsque je pense au temps que ce dernier mettra à les séparer. Ils se croient intouchables derrière leurs fioritures sentimentales... Et ils ont tort. Le temps n' épargne pas les gens qui s' aiment. Jamais. Pas même eux. Combien de temps leur reste-t-il?
J' ai abandonné mon clavier durant un bon moment, j' ai ravalé ma fierté et mes larmes pour la énième fois, pourtant je sais que ce ne sera pas la dernière. Mais ce soir je ne peux pas, je ne peux plus.
Aujourd' hui tu es là. Et demain? Tu me demandes de cesser de m' inquiéter. De t' accorder ma confiance, tu tentes d' ailleurs en vain de me rassurer et moi, moi, je ne dis rien. Je sais: c' est pathétique. Je sais: le problème vient de moi. Ce n' est pas une surprise... Mais pourtant, je ne peux rien faire. C' est plus fort que moi. J' ai besoin de douter, de me protéger, de ne pas t' aimer. Pas encore. Ne m' en veux jamais, ce n' est pas de ma faute. Chaque jour, je te fuis un peu plus. Chaque soir je m' endors un peu plus seule. Mais je vais bien, ne t' en fais pas.

Say, say my name
I need a little love to ease the pain.

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_Claire.

# Enviado em Sexta 15 Fevereiro 2008 10:06

Modificado em Segunda 15 Dezembro 2008 16:08

Seule... A (in)juste titre.

Seule... A (in)juste titre.
J' ai cette peur au fond du ventre qui m' entraîne vers le fond. Cette peur qui me pousse à fuir, à courir loin, loin de tout ce qui touche aux sentiments. Chaque minute de ma vie, je distance l' amour un peu plus. Chaque minute de ma vie, j' en meurs un peu plus. Je me blottis dans la froideur, dans l' éternelle impassibilité dont les êtres se revêtissent parfois. Je n' ai pas réellement peur de l' amour, c' est plus complexe. J' ai peur que tout recommence. L' élévation. Notre vie rêvée, imaginée mille et une fois et enjolivée par nos regards remplis d' un amour tellement naïf. L' élévation... Puis la chute. Et le bruit sourd de nos sentiments sur le pavé. Aujourd' hui, j' ai peur. Peur de toi, de moi, de nous. Une barrière invisible et impalpable se dresse devant moi et me dit "Attention, terrain glissant." J' ai peur de ne plus être capable de déraper. Chaque minute de ma vie, j' ai peur que mon premier amour soit le dernier.

[ N O R E G R E T S ]



Je ne sais plus qui a dit que le bonheur ne devait pas être perçu comme un but, mais comme une récompense. [ St Exupéry peut-être? Sûrement. ]
Se laisser surprendre... Oui, mais par qui? Par quoi?
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_Claire.

# Enviado em Terça 12 Fevereiro 2008 21:35

Modificado em Segunda 15 Dezembro 2008 16:07

][ .E.c.o.r.c.h.é.e.V.i.v.e. ][

 ][ .E.c.o.r.c.h.é.e.V.i.v.e. ][
[.mercredivingtetunnovembredeuxmilleseptquatorzeheurequarantesept.]


Il y α des mots qui restent entαssés en toi pαrce que tu ne sαis plus où les poser sαns qu' ils encombrent, sαns qu' ils dérαngent. Il y α bien des pensées que tu ne ferαs jαmαis pαrtαger pαrce que tu ne voudrαis pαs les effrαyer, les blesser, les choquer. Il y α souvent des jours comme çα, ou des semaines, où tu ne sαis plus quoi penser, que fαire. Pαrce que dαns tα tête, il y α à lα fois trop de bordel et tellement de vide. Il y α bien des choses que tu enfouis αu plus profond de toi pour ne pαs que l' on te croie fαible, pour ne pαs que l' on sαche à quel point tu l' es. Il y α bien des nuits où tu αs erré, incomprise et muette; bien des jours. Bien d' expériences vécues à trαvers si peu d' αnnées. Du bonheur, du mαlheur, de lα souffrαnce. De lα jαlousie, de la déchéαnce. Du doute, de l' espoir. Tu es pαssée pαr bien des étαpes. Lα vie n' α pαs toujours souri, il est impossible d' αvoir toujours été heureux. Ce serαit tellement mαlheureux...
C' est pαs de l' indifférence, c' est lα peur du lendemαin que tu sens parfois en toi. Pαrce qu' on α tous ressenti çα un jour. Ce n' est qu' une preuve de plus que tu es comme tout le monde; bαnαle et quelconque.
Tu n' αimes plus. Plus personne. Tu n' αs pαs confiαnce en les autres. Les autres c' est toi αussi. C' est vous, eux, c' est lui. Tu αs toujours tout voulu diriger pαrce que pour toi, les αutres en étαient incαpαbles. Tu n' αimes pαs les αutres, ce qu' ils peuvent dégαger, éprouver, demαnder. Ce que tu détestes le plus, c' est sαns doute ce qu' ils peuvent ressentir pour toi. C' est tellement moche un αutre qui [t'] αime. Tu dois l' αider à αimer toujours plus, toujours mieux. Tu dois lui donner un peu de tα force, de ton sourire. Tu dois sécher ses lαrmes, et tout le reste. Toi, tu n' αimes pαs çα. Dαns ces cαs là, tu n' αimes que toi. Toi, tu n' αimes pαs être consolée, tu αimes être seule. Pαrce que toi, tu αs compris à quel point c' est dur, d' αimer. Tu ne veux pαs souffrir. Pαs encore. Toutes ces journées gαchées, tous ces sourires, ces efforts, ces pleurs, cet αmour, cette peine, cette souffrαnce, cette joie, cette vie. Mais un jour, tu entendrαs ce que tu αs toujours voulu entendre. Tu ne te contenterαs alors plus du jour-même, mαis tu [re]penserαs au lendemαin. Et tu αimerαs à nouveαu.
Cαr tu αs déjà αimé. Tu l' αs αimé, c' est vrαi. Indéniαble. Tu l' αs αimé pour ce qu' il étαit, pour ce qu' il te donnαit, tu l' αs αimé pαrce qu' il t' α fαit rompre αvec toi-même, αvec les αutres. Pαrce que tu αs pris des risques, pαrce que tu αs su être optimiste, enfin. Tu l' αs αimé pαrce que tu αs espéré en lui pour toujours, pαrce que tu t' es surpαssée. Pαrce que tu regαrdαis dαns lα même direction que lui, pαrce que tu t' es libérée de tα peur. Tu l' αs αimé pαrce que tu l' αs rendu trαnspαrent, pαrce que tu αs trouvé une richesse hors de toi, pαrce que tu αvαis du plαisir à le voir, le toucher, l' écouter. Tu l' αimαis. A présent, tu le vois dαns une rue ou une αutre, tu te demαndes comment il vα depuis. Le voir, mαis plus comme αvαnt. Le regαrder, mαis plus αvec ce même sentiment. Pαrce qu' αprès tout, lα vie est un éternel recommencement.


[.mercredivingtetunnovembredeuxmilleseptquinzeheurecinquantehuit.]


_Claire.

# Enviado em Quinta 31 Janeiro 2008 09:58

Modificado em Segunda 15 Dezembro 2008 16:07

En guise de présentation...

En guise de présentation...
Au commencement, il y a Adam et Eve avec leur histoire de pomme indigeste, de serpent et de pêché originel. Et après il y a toi, Claire, 19 ans, brune à forte poitrine, étudiante en langues qui espère faire quelque chose de bien de sa petite vie. Tu cumules les bêtises en tous genres, mais tu t' en moques parce qu' à tes yeux, il vaut mieux vivre avec des remords qu' avec des regrets. Tu aurais pu être une Laura, une Elisabeth ou une Sophie... Mais tu es juste Claire. Tu es cette fille insaisissable et énigmatique que personne n' arrive à comprendre. Un véritable paradoxe. Ne sachant jamais vraiment ce que tu veux, tu deviens difficile à cerner. Tu es celle qui a un double jeu, un double je... Tu te souviens des délicieux moments passés entre leurs bras. Mais l' instant d' après, tu clames ton goût pour la liberté. Tout change subitement, au gré de ton humeur. Tu es lunatique et versatile à ton possible, un puta*n de défaut Qui ennuie bien du monde. Et pourtant ils t' aiment si fort... Pour toi, ton sale caractère, ta bonne humeur et tes sarcasmes; pour tout ce que tu es. Ils ne cherchent pas à te changer, car ils savent que c' est perdu d' avance. Tu es souvent critiquée, jugée, blâmée; vu de l' extérieur, ta vie paraît tellement parfaite. Une jolie petite famille (qui l' est soudain moins quand on y regarde de plus près), un petit ami qui t' aime et des amis géniaux sur qui tu peux compter... Bah oui, elle est belle ta vie. De toute façon tu ne t' en plains pas car tout ça te convient parfaitement. Toi, ta vie rime avec instant présent.
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[ le plus grand secret du bonheur, c' est d' être bien avec soi-même ]
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_Claire.

# Enviado em Sexta 30 Julho 2004 07:16

Modificado em Segunda 15 Dezembro 2008 16:06